Tout problème du système urinaire est généralement très inconfortable et cause beaucoup de douleur. L’une des plus courantes est l’infection des voies urinaires (UTI), ou infection urinaire, comme on l’appelle.

Un fait intéressant concernant ce problème est que les femmes sont 50 fois plus susceptibles de développer ce problème que les hommes. Pour que vous ayez une idée, 30 femmes présenteront ce problème à un moment de leur vie.

Les causes d’une infection urinaire

L’infection urinaire est causée par des bactéries qui pénètrent dans le système urinaire et se développent dans la vessie. Si les défenses du système urinaire échouent, ces bactéries prennent le dessus, deviennent fortes et, par conséquent, une infection urinaire se produit. Les facteurs de risque sont :

Petit urètre (cas des femmes), diminuant le chemin par lequel les bactéries passent pour atteindre la vessie ;

  • Une vie sexuelle active ;
  • Certains contraceptifs ;
  • Après la ménopause ;
  • Blocages des voies urinaires (exemple : calcul rénal) ;
  • Faible système immunitaire ;
  • Utilisation d’un cathéter pour uriner.

Symptômes d’une infection urinaire

Les signes et symptômes de l’infection urinaire varient en nature et en intensité, et comprennent notamment :

  • des envies fréquentes d’uriner le jour et parfois même la nuit;
  • une impression constante d’avoir besoin d’uriner;
  • des douleurs ou une sensation de brûlure au moment d’uriner;
  • des urines brouillées qui dégagent une odeur forte;
  • une pression dans le bas-ventre, surtout au moment d’uriner ou après;
  • une coloration de l’urine ou la présence de sang dans l’urine.

Bien qu’elle soit la plupart du temps sans gravité, l’infection urinaire non compliquée se doit d’être traitée. Si l’on tarde à se faire soigner, l’infection peut s’étendre jusqu’aux reins. Il s’agira alors d’une pyélonéphrite.

La cystite simple se manifeste par de brûlures en urinant, des envies fréquentes d’uriner et parfois une mauvaise odeur ou du sang dans les urines. Les brûlures durant la miction peuvent être douloureuses et la quantité d’urines émise est souvent réduite, ce qui nécessite d’aller aux toilettes plus souvent. Mais pas de fièvre, pas de frissons et pas de douleurs dans les reins.

Le diagnostic de l’infection urinaire est confirmé par une bandelette urinaire (positive lorsqu’il y a des nitrites et des leucocytes) et le traitement repose sur les antibiotiques. On vous fera parfois une analyse d’urine appelée ECBU, examen cyto-bactério urologique. Il est important de comprendre qu’il ne faut pas prendre ces infections à la légère et s’automédiquer avec les antibiotiques ! Si l’infection récidive, il faut comprendre pourquoi et faire des analyses complémentaires. Une cystite récidivante peut être provoquée par les rapports sexuels, par un déficit en œstrogènes (à la ménopause mais pas seulement), un résidu d’urines dans la vessie après la miction ou encore une incontinence urinaire.

Quant à la pyélonéphrite, il s’agit des mêmes symptômes d’infection urinaire mais accompagnés de fièvre, de douleurs dans le dos voire de frissons. Le risque est la septicémie, c’est-à-dire la dissémination de la bactérie dans le sang avec un risque vital. On peut mourir d’une pyélonéphrite si elle n’est pas traitée à temps.

Il ne faut donc pas négliger une infection basse avant qu’elle ne remonte. Et en cas de fièvre ou de douleurs dans les reins, il faut un traitement antibiotique en urgence. Parfois même en intraveineux pour commencer.

L’infection urinaire chez les hommes

Les hommes peuvent aussi souffrir d’une infection urinaire mais elle est rare (raisons anatomiques) et souvent plus grave. Elle traduit généralement une infection concomitante de la prostate (prostatite) qu’on ira palper avec le toucher rectal. Le traitement est long, de plusieurs semaines avec des antibiotiques qui doivent pénétrer dans la prostate.

En revanche, il ne faut pas confondre avec l’urétrite (inflammation de l’urètre) qui est fréquente, et qui peut être prévenue en utilisant le condom durant des relations sexuelles avec toute nouvelle ou tout nouveau partenaire. L’inflammation de l’urètre est courante chez les hommes qui contractent une MST (gonorrhée, chlamydiose).

Types d’infections urinaires

Il existe trois types d’infections urinaires, qui varient en fonction de l’endroit où elles se produisent.

Cystite

La cystite est une infection de la vessie, le plus souvent causée par Escherichia coli, une bactérie du tractus gastro-intestinal. C’est la plus courante de toutes.

Urétrite

L’urétrite est une infection de l’urètre, également causée par des bactéries provenant du tractus gastro-intestinal. Certaines infections comme l’herpès, la gonorrhée et l’infection à chlamydia peuvent entraîner une urétrite.

Pyélonéphrite

Cette infection rénale commence dans l’urètre, va à la vessie et se termine dans les reins. C’est la plus dangereuse, car si elle n’est pas traitée, elle peut endommager vos reins de façon permanente ou s’arrêter dans votre circulation sanguine et peut vous tuer.

Consultez un Médecin

Si vous présentez les symptômes énumérés ci-dessus, vous devez consulter un médecin immédiatement. Il trouvera un diagnostic idéal pour vous, en fonction du type d’infection urinaire qui vous attaque. Vous pouvez chercher un gynécologue ou un médecin généraliste, et bien sûr un urologue si vous êtes un homme.

Bien que cela me dérange, le bon traitement est souvent efficace. Les symptômes disparaissent généralement quelques jours après la découverte de la maladie. Oui, l’infection urinaire a un remède.

Traitement de l’infection urinaire

Règle générale, l’infection urinaire se traite par la prise d’antibiotiques. Votre pharmacien pourra vous donner tous les renseignements nécessaires si un tel médicament vous est prescrit. Pendant le traitement, il est recommandé de boire beaucoup d’eau afin de favoriser l’élimination des bactéries. Les douleurs au bas-ventre peuvent être soulagées avec des analgésiques tels que l’acétaminophène ou l’ibuprofène.

Bien que les symptômes se dissipent rapidement, il est important de suivre le traitement au complet afin d’éviter une récidive et d’empêcher la bactérie responsable de l’infection de développer une résistance aux antibiotiques.

Prévention

Les mesures préventives suivantes visent à réduire les chances que des bactéries se fraient un chemin jusqu’à l’urètre ou à les empêcher de se multiplier si elles y parviennent.

  • Boire beaucoup de liquide, surtout de l’eau (6 à 8 verres par jour).
  • Aller aux toilettes aussitôt qu’on a envie d’uriner.
  • Avoir une bonne hygiène quotidienne de la région vulvaire et anale, particulièrement avant une relation sexuelle.
  • S’essuyer de l’avant vers l’arrière après être allée à la selle.
  • Changer de protection hygiénique fréquemment lors des règles.
  • Uriner après avoir eu une relation sexuelle.
  • Privilégier les sous-vêtements de coton.

Le jus de canneberge dans tout ça?

Certaines études portent à croire que la consommation de jus de canneberges permettrait de prévenir l’infection urinaire et ses récidives. Certaines substances contenues dans les canneberges (par exemple, des proanthocyanidines et des flavonoïdes) posséderaient effectivement ces propriétés préventives. Des études ont démontré que la présence de ces agents actifs permettrait d’empêcher que les bactéries n’adhèrent aux parois des voies urinaires. On ignore toutefois la quantité exacte de jus de canneberge qu’il faut consommer afin de bénéficier de ses pouvoirs protecteurs.

D’autres études seront nécessaires pour faire la lumière sur les effets du jus de canneberge en ce qui a trait à l’infection urinaire. En attendant, pourquoi ne pas l’essayer? Après tout, il s’agit d’un fruit aux multiples vertus pour la santé!