Vivre avec l’encéphalomyélite myalgique, mieux connue comme le syndrome de fatigue chronique (SFC), est loin d’être chose aisée. Cette affection touche notre capacité à fonctionner normalement et interfère avec notre quotidien, faisant des tâches les plus banales un véritable fardeau. Et bien que le syndrome de fatigue ne soit pas curable en soi, il existe un ensemble de pratiques découlant de bienfaits à adopter afin de soulager les symptômes et d’améliorer la qualité de vie. Si vous souhaitez apprendre à naviguer correctement dans les aléas de cette maladie chronique, nous vous invitons à parcourir les astuces et conseils décrits dans cet article.

La luminothérapie : une solution à considérer

Considérée comme une médecine douce, la luminothérapie est une excellente solution à envisager dans le cadre du traitement du syndrome de fatigue. Appréciée pour ses bienfaits, elle agit par le biais de la lumière en affectant les substances chimiques du cerveau liées à l’humeur et au sommeil, deux éléments qui ont tendance à être déréglés chez les patients atteints du SFC. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle est proposée aux personnes atteintes de maladies et de troubles d’humeur, comme le trouble affectif saisonnier. Ainsi, si votre condition provoque de l’insomnie ou un sommeil irrégulier, la luminothérapie peut considérablement améliorer votre bien-être en ajustant votre sommeil.

Une activité physique régulière

Un élément clé pour mieux gérer le syndrome de fatigue est de maintenir son corps actif grâce à une activité physique. Comme il peut être délicat pour les personnes souffrant d’encéphalomyélite myalgique de rester en forme, il faut toujours procéder par étapes et commencer par un programme à faible effort. D’ailleurs, les exercices à faible impact comme la marche sont vivement recommandés, car ils fortifient le corps sans pour autant le brusquer. Faire du sport est aussi un excellent moyen de réduire le stress et d’évacuer l’énergie négative. Dès que vous vous habituez à être actif, vous pouvez progressivement introduire de nouveaux mouvements à votre routine sportive. Cela dit, privilégiez avant tout votre santé et assurez-vous de ne jamais vous surmener pour éviter les rechutes. Pour dissiper toute incertitude, vous pouvez solliciter l’aide d’un physiothérapeute qui saura vous indiquer des programmes d’exercices adaptés à vos capacités. Gardez à l’esprit que vous êtes libre de déterminer votre propre rythme et qu’il n’y a pas de mal à l’ajuster si la situation vous dépasse.

Focus sur une alimentation équilibrée et saine

L’alimentation joue souvent un rôle dans le niveau d’énergie : alors qu’une mauvaise alimentation accentue les symptômes de la fatigue, un régime équilibré permet de les atténuer. Il est dès lors impératif de surveiller son alimentation afin de supprimer tout aliment susceptible de générer des désagréments et des baisses d’énergie. Pour ceux qui sont atteints de SFC, adopter un régime méditerranéen (riche en graisses monoinsaturées et polyinsaturées) constitue le moyen par excellence pour bien faire face à cette affection. En revanche, les mauvaises graisses, autrement dites graisses saturées, doivent être évitées et/ou rarement consommées. De plus, il vaut mieux repérer les aliments qui provoquent une baisse d’énergie en tenant un journal des symptômes. Les aliments inflammatoires tels que le sucre, les édulcorants, les fritures et la viande transformée sont également à éliminer. Un dernier point, s’hydrater régulièrement est primordial pour lutter contre la fatigue, d’autant plus qu’il est avéré que la déshydratation aggrave les symptômes. Pensez à boire de l’eau fréquemment et à renoncer aux boissons déshydratantes comme le café.

Incorporer de bonnes habitudes de sommeil

Les personnes souffrant de fatigue chronique éprouvent parfois des difficultés à profiter d’une bonne nuit de sommeil, notamment à cause de leurs mauvaises habitudes de couchage. Or, l’une des meilleures stratégies pour améliorer la qualité du sommeil et restaurer les niveaux d’énergie est de respecter un horaire de coucher régulier. Cette méthode permet de régler votre horloge biologique et d’inciter votre corps à se sentir fatigué au même moment tous les soirs. Une autre idée judicieuse pour favoriser le sommeil est de se détendre avant le coucher. Pour ce faire, il faut créer des conditions propices à la détente dans votre chambre à coucher. Évitez les écrans, qui risquent de surexciter votre cerveau et de réduire la somnolence. Diffusez plutôt un parfum relaxant comme la lavande, essayez un remède naturel et faites un peu de lecture : cela encouragera votre corps et votre esprit à se calmer. Bien entendu, les stimulants ne doivent jamais être consommés avant le moment de dormir. Les substances de ce type sont entre autres le café, l’alcool et le tabac. Échangez-les contre une tisane qui favorise le sommeil, comme la camomille ou la racine de valériane.