Lorsque nous sommes centrés sur des objectifs, des humeurs et des pensées qui ne reflètent pas notre mission de vie supérieure, notre champ énergétique devient plus sensible à l’action des basses vibrations, qui trouvent un terrain fertile sur lequel s’enraciner, ne permettant pas de se manifester harmonieusement.

Les centres d’énergie

Ces noyaux d’énergie discordante agissent en dehors de la conscience et ont pour origine des traumatismes et des expériences douloureuses survenus dans le cadre de relations intimes, en particulier dans les premiers stades du développement de l’enfance, qui façonnent notre monde intérieur, lequel n’atteint pas toujours une maturité saine, mais devient au contraire un conteneur d’énergies émotionnelles perturbatrices, qui peuvent rester latentes toute la vie en devenant une source de mal-être et de troubles somatiques.

Mais le moment présent nous donne toujours l’occasion d’évoluer, de changer et de nous ouvrir différemment à l’éventail des possibilités, de résoudre et de clore les comptes avec un passé douloureux et de transformer la vieille énergie en lumière guérissante. En fait, la plupart des situations intercurrentes agissent comme un stimulus pour l’émergence d’émotions non digérées et bloquées, pour des raisons qui tiennent à la manière dont la vie émotionnelle de la personne a été façonnée. Mais par quoi pouvons-nous comprendre que des sédiments énergétiques ont été créés qui inhibent le fonctionnement sain de notre monde intérieur ? Par cette énergie sous-jacente qui agit comme une boussole pour nous diriger à travers les vagues de l’univers émotionnel : l’anxiété. Dans la plupart des situations quotidiennes, l’anxiété est perçue par tous comme une émotion en soi, mais elle n’est au contraire que le signal d’un enchevêtrement d’énergies émotionnelles qui s’agite en nous et que nous ne savons pas décrypter.

L’anxiété, qu’est-ce que c’est ?

C’est un trouble émotionnel qui se manifeste par un sentiment d’insécurité. L’anxiété est caractérisée par un sentiment d’appréhension, de tension, de malaise, de terreur face à un péril de nature indéterminée. Elle est souvent exprimée par le patient sous les termes de nervosité ou de soucis. L’anxiété doit être distinguée de la peur qui répond à une situation menaçante réelle. On différencie :

  • Le trouble panique correspondant à des crises d’angoisse aiguës survenant de manière périodique ;
  • L’anxiété permanente, un trouble anxiété généralisée ;
  • La névrose d’angoisse affectant les sujets de manière durable.

Cette distinction est importante car les traitements sont différents. Le trouble panique bénéficie d’un traitement préventif de la survenue des crises par les antidépresseurs alors que l’anxiété généralisée est accessible aux tranquillisants classiques comme les benzodiazépines mais pendant des périodes courtes pour éviter des phénomènes de dépendance.

Les troubles anxieux sont fréquents, ils affecteraient environ chaque année 2 à 8 % de la population adulte et seraient plus fréquents chez les femmes. L’âge moyen de survenue des premiers symptômes se situe entre 20 et 30 ans.

Quelles sont les causes de l’anxiété ?

C’est l’énergie qui nous entraîne dans cette tension permanente entre le passé et le futur : anticiper ce qui est à venir et, en même temps, nous enfermer dans un passé que nous ne voulons pas revivre. L’anxiété est le résultat de diverses dynamiques intérieures et des relations que nous tissons avec les autres. En dessous, il y a toujours un état émotionnel caché, qui est très souvent inhibé dans sa manifestation, surtout quand il provient de cette « altérité » significative à partir de laquelle nous nous laissons subtilement diriger et qui, sans le savoir, devient une source d’émotions tant positives que négatives. Positif parce qu’il est ce qui donne de la stabilité à notre vie, et négatif parce que, en même temps, il ne reflète pas profondément notre façon d’être. Et c’est précisément lorsque l’écart entre les sentiments positifs et négatifs à l’égard d’une situation ou d’une personne qui nous est chère s’accroît que les problèmes surgissent. Nous entrons dans un état de conflit intérieur, et afin de camoufler la colère, la peur, mêlée à l’amour, ces sentiments apparemment inconciliables, notre être réagit en produisant une structure d' »énergie anxieuse » qui nous protège, pour ne pas nous mettre devant le miroir, pour éviter la comparaison avec nous-mêmes et avec ce que nous ressentons.

Mais à partir de cette sensation à couper le souffle, l’occasion nous est donnée de pénétrer sur la pointe des pieds dans notre intimité, de mieux nous connaître, de savoir ce que nous ne savons pas et ce que nous avons peur de voir, en nous laissant glisser doucement le long du parcours qu’il effectue dans notre corps. Et la science nous aide aujourd’hui de plus en plus à déchiffrer les signaux, en orientant notre regard vers la reconnaissance des voies de décharge corporelle que l’anxiété utilise pour se manifester, en offrant une carte des émotions inconscientes et enfouies qui la génèrent et des défenses associées utilisées pour éviter de ressentir quelque chose qui émerge et qui fait mal. Et c’est précisément alors que pour éviter d’entrer en contact avec elle, nous l’écrasons, nous la refoulons en activant des défenses qui donnent lieu à la plupart de ces symptômes somatiques, qui deviennent la voix narrative d’une histoire de douleur qui sillonne les traces de l’âme. Et le corps ne ment pas, avec ses malaises, ses angoisses, ses douleurs.

Mais notre ancienne histoire peut devenir une nouvelle histoire lorsque nous entrons en contact avec les émotions non exprimées, en les laissant circuler librement, en les ramenant à la conscience et en les reconnaissant comme un flux d’énergie qui fait bouger notre chair. Et c’est là qu’un parcours de psychothérapie centré sur l’intégration devient la route capable d’éclairer l’intimité intérieure, jusqu’à la re-compréhension du moi profond qui mène à l’âme.

Les signes de l’anxiété

L’anxiété peut être normale, voire nécessaire à la vie par sa fonction adaptative, ou au contraire pathologique et invalidante. Les limites entre la réaction anxieuse normale qui mobilise le sujet pour affronter une situation difficile et l’anxiété pathologique est floue.

On considère en général que l’anxiété est normale lorsqu’elle est bien tolérée par le sujet, qu’il peut la contrôler, qu’il ne la perçoit pas comme une souffrance excessive, qu’elle n’a pas de retentissement sur sa vie quotidienne et qu’elle est peu somatisée.

L’anxiété normale est l’expérience que chacun de nous a vécue : peur avant un examen, inquiétude pour la santé d’un parent, réactions anxieuses lors d’accidents, de catastrophes.

L’anxiété est ainsi une émotion utile. C’est une réaction psychologique au stress. C’est un état qui fait partie de nos réactions d’adaptation aux stimulations extérieures en nous permettant de mobiliser notre attention, d’élever notre vigilance dans des situations de nouveauté, de choix, de crise ou de conflit.

L’anxiété est anormale quand :

  • Elle n’est plus liée à des événements de la vie et qu’elle survient sans raison ;
  • Elle devient un état permanent ;
  • Elle perd sa fonction d’aide aux changements de la vie et elle favorise davantage la répétition ou la limitation des comportements que les possibilités d’adaptation du sujet ;
  • Elle est une souffrance aboutissant à une demande de soins ;
  • Elle s’intercale entre des attaques de panique ou elle s’associe à des états névrotiques, psychotiques ou hypocondriaques ;
  • Elle se complique d’états dépressifs ou de phénomènes de dépendance (pharmacologique, alcoolique, toxicomaniaque, relationnelle).

Anxiété : comment elle se diagnostic ?

Au moindre doute, ou si les symptômes s’installent sur la durée, il est important d’en parler à son médecin généraliste ou son psychiatre en prenant soin de mentionner la date d’apparition des signes, leur niveau de sévérité et celui de l’impact sur la vie quotidienne. Le médecin doit pouvoir évaluer s’il s’agit d’une anxiété grave ou non. Après un premier questionnaire cherchant à identifier un événement responsable de l’anxiété, des antécédents familiaux de troubles psychiatrique, la responsabilité d’un médicament, une addiction (alcool, drogue, médicament etc.) ou encore d’autres facteur pouvant expliquer la cause de cette anxiété.

À partir de ce questionnaire le médecin devrai évaluer du type d’anxiété et de trouble dont souffre la personne et adapter le traitement en fonction de cette information et le diriger vers un spécialiste ou des médicaments idoines.

L’évolution de l’anxiété

Si elle n’est pas prise en charge l’anxiété peut être source de troubles encore plus graves comme la dépression, le développement d’une addiction (drogue, alcool), des liens de causes à effets avec des maladies chroniques comme l’hypertension, les troubles cardiaques ou encore le diabète ont également été identifiés. Si l’anxiété s’installe, elle peut également devenir généralisée et provoquer des troubles psychiatriques sérieux comme les TOC, des phobies invalidantes socialement.

Les signes de l’anxiété généralisée

L’anxiété généralisée se manifeste par un sentiment d’insécurité permanente avec ruminations sur le passé et craintes diverses concernant l’avenir. L’anxieux chronique a beaucoup de mal à prendre une décision ou de choisir, étant soumis au doute perpétuel. Il est hyperémotif, instable, et réagit vivement aux stimuli extérieurs. Phobies et dépression sont habituelles.

L’attente anxieuse est le symptôme le plus constant. Les soucis quotidiens sont démesurément grossis. L’anxieux appréhende le pire pour lui et ses proches. Très dépendant de son entourage, il supporte mal les séparations.

Dans l’intervalle des épisodes d’anxiété aiguë, la plupart des patients ne présentent aucun trouble. D’autres continuent à ressentir une asthénie, des céphalées ou d’autres manifestations d’anxiété.

Dans la névrose d’angoisse, l’anxiété est flottante et isolée, pure. Sur ce fond d’angoisse permanent peuvent survenir des crises aiguës paroxystiques sans cause déclenchante évidente.

Il existe souvent des facteurs prédisposants constitutionnels ou conséquences d’un environnement défavorable. Des états anxieux similaires sont parfois retrouvés chez les parents.

Traitement de l’anxiété généralisée

Le traitement de fond repose sur la psychothérapie et la relaxation. Les tranquillisants ou anxiolytiques (benzodiazépines notamment) sont utilisés par périodes de courte durée pour éviter une dépendance.

Le traitement de la crise d’angoisse aiguë repose sur l’attitude du médecin qui doit être calme et compréhensive, l’isolement, les anxiolytiques en injectable pour une action rapide et puissante.

Le thermalisme apporte également une aide précieuse à travers des cures spécialisées, qui permettent de réduire le sentiment d’anxiété mais aussi la consommation de psychotropes.

Les signes du trouble panique

Le trouble panique (crise aiguë d’angoisse) est de début brutal. Le patient éprouve un sentiment de danger imminent, violent, imprécis (peur d’une mort imminente, de devenir fou, de ne plus contrôler ses pensées ou ses actes, d’une catastrophe prochaine), sentiment d’impuissance, de détresse, de peur intense, sans objet.

Le patient est pâle, couvert de sueurs, agité ou prostré, crispé, tendu, animé de tremblements. Il peut être figé par l’angoisse ou en proie à une agitation fébrile. La respiration est rapide, irrégulière. Nausées, vomissements, diarrhée, douleurs diverses, palpitations, tremblements, impressions de vertiges, brouillard visuel, réflexes vifs sont fréquents. Le cœur est rapide et les pupilles peuvent être dilatées.

La crise dure de quelques minutes à quelques heures. Elle cède brusquement avec une forte envie d’uriner.

Le syndrome d’ hyperventilation associe polypnée, respiration superficielle, paresthésies autour de la bouche, fourmillements et engourdissements des extrémités ; il est à rapprocher de la tétanie (spasmophilie).

Les équivalents somatiques sont très fréquents :

  • Cardiovasculaires : palpitations, lipothymies, pseudo-angor.
  • Respiratoires : dyspnée, toux.
  • Digestifs : spasmes, coliques.

Le trouble panique peut être simple ou associé à une agoraphobie et son intensité est graduée en légère, moyenne, sévère ou en rémission partielle ou totale.

Traitement du trouble panique

Dans les formes légères d’anxiété, on prescrit des anxiolytiques comme des benzodiazépines à faibles doses.

Lorsque l’anxiété prend la forme de crises d’angoisse, physiquement et psychiquement douloureuses :

  • Une benzodiazépine à dose plus élevée ;
  • Les autres familles de tranquillisants.

Dans les attaques de panique, les tranquillisants sont parfois insuffisants et les antidépresseurs sont alors les seuls produits actifs. Ils sont également utilisés en prévention.

La psychothérapie est intéressante quand le patient recherche le dialogue. Elle est d’autant plus efficace que l’anxiété est liée à un problème psychologique, surtout si le patient est isolé, sans grande aide de l’entourage. La relaxation donne de bons résultats dans l’anxiété généralisée.

Dans les phobies spécifiques (agoraphobie, peur de la conduite, de l’avion, des magasins, des ascenseurs), les techniques comportementales donnent d’excellents résultats lorsque les patients adhèrent complètement au programme de désensibilisation et aux tâches quotidiennes à faire à domicile. L’adhésion au traitement est une condition indispensable au succès de ce type de prise en charge.